Lundi 25 septembre 2006
Voila un texte sur notre lot à tous, surtout les ados. Axé sur la psychologie surtout, j'ai démonté les rouages et déroulé le fil pour montrer comment la solitude peut détruire un homme.J'en parle, comme je le ressent moi même parfois et peut être vous y reconnaitrez vous aussi.
Bonne lecture !
La ville est grise ... Grise et morne.
Pourquoi grise ? J'en sais rien ...
Pourquoi pas orange, bleue ou violette ? J'en sais rien ... et je m'en fout.
A seize ans, qu'en ais-je à foutre de la couleur de cette ville ? Et puis je l'aime bien moi, cette ville. C'est là que je suis né, que j'ai grandi. Je la connais quasiment par coeur, et c'est rassurant - dans un sens. Le centre, les quartiers alentours; les cinés, les banques, les bars, les restos ...
Bien sur, les écoles aussi, et les librairies.
J'adore lire. C'est bizarre, ça se perd. De nos jours les jeunes n'aimes plus lire. Ils préfèrent la télé. Bof, chacun son truc après tout ...
Mais pourquoi est-ce que je raconte ça à mon reflet moi ?
J'etais assis dans le bus, la tête posée contre la vitre glacée, observant sans le voir mon reflet fantomatique où tourbillonait au travers la neige de Décembre. Une neige grise, sale.
"Je deviens fou ..."
Les mots m'avaient échappés, comme un soupir. Une goutte de sang perlait à la comissure de mes lèvres. J'y passais ma langue l'air distrait, goutant ce sirop vermeil qui est le mien.
Métallique.
Je m'etais battu aujourd'hui. Comme ça, sans véritable motif. Je m'étais défoulé plutôt, histoire de me sentir vivant. J'ai mis à terre ce gars que je ne connaissais même pas, je l'ai cogné. Sans plaisir. Par pur égoïsme.
Moi Raphaël, j'ai tabassé un type parce que j'en avais envie sur le moment. Tu trouve ça normal ?
Et voila que je reparlais à mon reflet. Tout dans ma tête ...
Je me sentais frustré. J'ignorais ce qui m'as prit. Je quittais le lycée quant j'ai laché mon sac pour courir vers lui ... et je l'ai projetté à terre d'un coup d'épaule. Puis je l'ai cogné, encore et encore alors qu'il se recroquevillait pour se proteger, jusqu'à ce que je me me fasse arrêter.
Ce type .... Il tape fort.
Je ne l'avais pas vu venir. Un coup de poing dans la machoire m'a fait reculer; j'ai observé le responsable, un adolescent aux cheveux teintés rouge, puis ma victime - gémissant à terre, j'ai pris mon sac et m'en suis allé.
Ma mère à reçu un appel du proviseur; à peine avais-je passé le seuil qu'elle s'epoumonait déjà à son sermon.
Je ne l'entend pas; elle crie, elle hurle, mais elle est seule ... seule face à un mur d'indifférence.
Bonne lecture !
Voir la vie en gris ... et en rouge
La ville est grise ... Grise et morne.
Pourquoi grise ? J'en sais rien ...
Pourquoi pas orange, bleue ou violette ? J'en sais rien ... et je m'en fout.
A seize ans, qu'en ais-je à foutre de la couleur de cette ville ? Et puis je l'aime bien moi, cette ville. C'est là que je suis né, que j'ai grandi. Je la connais quasiment par coeur, et c'est rassurant - dans un sens. Le centre, les quartiers alentours; les cinés, les banques, les bars, les restos ...
Bien sur, les écoles aussi, et les librairies.
J'adore lire. C'est bizarre, ça se perd. De nos jours les jeunes n'aimes plus lire. Ils préfèrent la télé. Bof, chacun son truc après tout ...
Mais pourquoi est-ce que je raconte ça à mon reflet moi ?
J'etais assis dans le bus, la tête posée contre la vitre glacée, observant sans le voir mon reflet fantomatique où tourbillonait au travers la neige de Décembre. Une neige grise, sale.
"Je deviens fou ..."
Les mots m'avaient échappés, comme un soupir. Une goutte de sang perlait à la comissure de mes lèvres. J'y passais ma langue l'air distrait, goutant ce sirop vermeil qui est le mien.
Métallique.
Je m'etais battu aujourd'hui. Comme ça, sans véritable motif. Je m'étais défoulé plutôt, histoire de me sentir vivant. J'ai mis à terre ce gars que je ne connaissais même pas, je l'ai cogné. Sans plaisir. Par pur égoïsme.
Moi Raphaël, j'ai tabassé un type parce que j'en avais envie sur le moment. Tu trouve ça normal ?
Et voila que je reparlais à mon reflet. Tout dans ma tête ...
Je me sentais frustré. J'ignorais ce qui m'as prit. Je quittais le lycée quant j'ai laché mon sac pour courir vers lui ... et je l'ai projetté à terre d'un coup d'épaule. Puis je l'ai cogné, encore et encore alors qu'il se recroquevillait pour se proteger, jusqu'à ce que je me me fasse arrêter.
Ce type .... Il tape fort.
Je ne l'avais pas vu venir. Un coup de poing dans la machoire m'a fait reculer; j'ai observé le responsable, un adolescent aux cheveux teintés rouge, puis ma victime - gémissant à terre, j'ai pris mon sac et m'en suis allé.
Ma mère à reçu un appel du proviseur; à peine avais-je passé le seuil qu'elle s'epoumonait déjà à son sermon.
Je ne l'entend pas; elle crie, elle hurle, mais elle est seule ... seule face à un mur d'indifférence.
Bonjwar à toutes et tous !